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II.9.1Stratégies pédagogiques

PROGRAMME D’ETUDES DE LA FILIERE DE FORMATION « OPERATEUR EN AUDIO VISUEL»

II.9.1Stratégies pédagogiques

Pour réaliser les objectifs assignés à la filière de formation, l’équipe pédagogique
doit définir en commun une stratégie mettant en évidence les démarches,
méthodes et outils pédagogiques à mettre en œuvre. Cette stratégie explicite et
formalise de manière concrète les activités pédagogiques que chaque formateur
sera amenées à organiser et réaliser en précisant les étapes à franchir, les
modalités d’animation et les supports pédagogiques qu’il exploitera pour atteindre
les objectifs opérationnels de l’unité de formation dont il a la charge.
La stratégie pédagogique du formateur constitue un acte d’engagement du
formateur. En effet, son intervention est présentée selon un plan de réalisation
qui rappelle :
✓ les objectifs de chaque séquence pédagogique (répartie en plusieurs séances),
✓ la contribution de la séquence à la réalisation de l’objectif général de l’unité de
formation,
✓ le planning de réalisation de la séquence,
✓ les scénarii pédagogiques et modalités d’évaluation,
✓ les situations d’implication du stagiaire dans les activités d’apprentissage,
✓ les travaux pratiques et études de cas,
✓ les références et supports qui seront utilisées dans chaque étape,
II.9.2Le système d’évaluation des stagiaires
▪ L’activité de formation exige, des acteurs impliqués dans le processus
pédagogique, la formalisation et le pilotage d’un système d’évaluation cohérent, basé
sur des outils gestion et de suivi du système d’évaluation conçus afin d’assurer au
mieux l’activité pédagogique.
▪ Ces outils, qui constituent le système d’évaluation, sont en général de deux
types :
✓ Des outils de gestion administrative : le cahier de suivi des activités
pédagogiques (le cahier de textes) à l’intention de l’équipe de direction et des
formateurs ;
✓ Des outils de suivi pédagogique : le classeur pédagogique du formateur et le
livret individuel de formation du stagiaire.

Le système d’évaluation constitue une base du contrat pédagogique entre
l’établissement et le stagiaire, il doit donc identifier clairement les démarches, les
outils et les modalités pour l’évaluation des stagiaires et la validation de leurs acquis
en formation.
Le système d’évaluation doit préciser l’organisation et la marche à suivre pour
l’ensemble des intervenants dans une filière de formation, afin de garantir une
cohérence pédagogique dans la réalisation des apprentissages visés par le contenu du
programme de la filière.
Il doit permettre aux apprenants de se positionner dans un parcours de formation
structuré autour d’apprentissages organisés dans des unités de formation,
opérationnalisés par des séquences pédagogiques et évalués par des contrôles
continus et des examens terminaux.
Ces contrôles doivent permettre à leur tour au stagiaire de vérifier ses
apprentissages et réguler ses efforts, d’une part et de valider et faire reconnaître
ses acquis par la réussite des différentes étapes de la formation ( obtention du
diplôme/certificat).
Enfin sur le plan organisationnel, le système d’évaluation doit être présenté sous
forme d’un planning des activités d’évaluation que l’équipe pédagogique d’une filière de
formation compte réaliser tout au long de la durée de la formation. Il s’agit d’un
chronogramme de réalisation des différents contrôles et examens (déclinés cidessous), dans chaque unité de formation, en fonction de l’état d’avancement
prévisionnel du programme de la filière.
Le Contrôle continu
Le contrôle continu constitue l’outil de pilotage pédagogique pour les formateurs.
Cette évaluation formative est réalisée au fur et à mesure que le formateur avance
dans l’exécution du programme des unités de formation dont il a la charge.
L’évaluation formative est orientée vers une aide pédagogique immédiate auprès du
stagiaire. Elle a pour but d’informer le formateur et le stagiaire sur le degré de
réalisation de chacun des objectifs d’apprentissage visé par le programme de la
filière de formation. Ainsi, elle peut se situer au début, au cours ou à la fin d’une
séquence d’apprentissage plus ou moins longue ; Les contrôles continus peuvent être
effectués, sur les aspects théoriques et pratiques, au début, au cours ou en fin de
chaque séquence pédagogique.
En somme, le contrôle continu vise à décrire la situation présente et permet une
action corrective immédiate. Les décisions qui en découlent sont essentiellement
d’ordre pédagogique. Elles visent à informer les formateurs et les stagiaires sur les
apprentissages qui doivent être validés, permettant le passage aux suivants, ou sur

les apprentissages qui doivent être corrigés, améliorés et complétés permettant de
définir les moyens à mobiliser pour y parvenir.
Les épreuves des contrôles continus, qu’elles soient d’ordre théorique, technique ou
pratique, doivent être conçues de manière à respecter leur fonction pédagogique. Le
contenu des épreuves et les conditions de réalisation des contrôles doivent refléter
le contexte, les méthodes et les modalités d’atteinte des objectifs d’une séquence
pédagogique de l’unité de formation. Ils doivent être réalisés toujours en fonction :
✓ du calendrier et de l’état d’avancement des programmes (référence à l’emploi
du temps de la filière),
✓ du contenu du programme de formation (référence aux séquences
pédagogiques et aux unités de formation).
Etant donné leur fonction pédagogique, les épreuves des contrôles continus doivent
être conçues et élaborées par le formateur chargé de l’unité de formation de
référence. Il doit veiller à la cohérence et la pertinence de l’épreuve du contrôle
continu avec les objectifs pédagogiques qu’elle est censée vérifier et accompagner
l’épreuve d’une fiche technique précisant la démarche, les supports et les critères
d’évaluation et de validation des apprentissages en référence aux objectifs de la
séquence pédagogique en cours (cf. exemple de fiche ci-joint).
Examens de fin de cursus (d’unité) de formation
Qu’il soit théorique ou pratique, l’examen de fin de cursus de formation, constitue un
contrôle terminal qui vise à faire le bilan des apprentissages réalisés à la fin d’un
parcours de formation. C’est de l’évaluation sommative.
L’évaluation sommative est la fonction d’évaluation employée à la fin d’un parcours,
d’un cycle, d’une partie ou de la totalité d’un programme d’études dans un but de
classification ou de certification.
La caractéristique essentielle de l’évaluation sommative, c’est qu’un jugement est
porté sur ce qui est maîtrisé par les stagiaires. Il s’agit d’une démarche dont les
données obtenues, à la fin d’un programme ou d’une partie terminale du programme,
servent à exprimer le degré de maîtrise par le stagiaire des objectifs visés et à
prendre les décisions relatives à la sanction des acquis, à la reconnaissance des acquis
expérientiels (stages en entreprises par exemple)… et au passage dans la classe
supérieure.
L’évaluation sommative se veut globalisante, elle doit refléter la synthèse des
apprentissages et fournir un portrait d’ensemble des apprentissages pour chacun des
stagiaires d’un même groupe ou d’un même niveau.
Les épreuves des examens de fin de cursus de formation, qu’elles soient d’ordre
théorique ou pratique, doivent être conçues de manière à respecter leur fonction
globalisante et synthétique des apprentissages. Les examens doivent être effectués

toujours après avoir réalisé l’ensemble des séquences pédagogiques d’une même unité
de formation.
A la différence du contrôle continu, étant donné leur caractère sommatif des
apprentissages, les épreuves des examens de fin de cursus de formation doivent être
conçues et élaborées de manière à sanctionner et reconnaître l’ensemble des
apprentissages du stagiaire dans une unité de formation. Il est recherché par cet
examen d’apprécier et de mesurer la capacité du stagiaire à combiner un ensemble
de savoirs théoriques, techniques et pratiques pour résoudre la problématique posée
par l’épreuve. Le contenu des épreuves et les conditions de réalisation des examens
doivent refléter les acquis visés par les objectifs de l’unité de formation et les
résultats attendus du stagiaire en fin de cursus de formation.
Le formateur doit veiller, dans la conception de l’examen, à la cohérence et la
pertinence de l’épreuve avec les objectifs pédagogiques qu’elle est censée vérifier et
accompagner l’épreuve du corrigé et d’une fiche technique précisant les conditions et
les critères de validation des apprentissages en référence aux objectifs de l’unité de
formation (barèmes de notation et critères de correction des copies des stagiaires)
d’une part, et les résultats escomptés et les performances qu’elles sont supposées
vérifier chez les stagiaires d’autre part (cf. fiche dans le classeur
pédagogique).
Aussi bien pour les contrôles continus que les examens, il est à noter que :
✓ les épreuves théoriques sont destinées à évaluer les apprentissages réalisés par le
stagiaire, relatifs à la partie théorique du contenu de l’unité de formation tel
qu’identifié dans le programme de la filière.
✓ les épreuves pratiques, à leur tour, visent à évaluer les apprentissages, réalisés
par le stagiaire, relatifs à la partie pratique du contenu de l’unité de formation tel
qu’identifié dans le programme de la filière.
Projets de fin de formation
Le projet de fin de formation représente la production individuelle du stagiaire, en
fin de formation, dans le cadre d’une production ayant un lien direct avec l’un des
aspects professionnels de la filière de formation. Il vise à mettre le stagiaire dans
une dynamique d’analyse de situation et de développement de solutions inscrites dans
une démarche de réinvestissement et d’exploitation des apprentissages opérés tout
au long de la formation.
En aucun cas, ces travaux ne peuvent être confondus avec le stage en entreprise qui
est assimilé à une unité de formation. En effet, le rapport de stage n’est pas soutenu
devant un jury contrairement au projet de fin de formation, il est évalué1 par le(s)
formateur(s) responsable(s) du suivi du stage et le tuteur en entreprise.

Quant au projet de fin de formation, deux cas de figure peuvent se présenter :
1. le stagiaire peut dégager une problématique de sa production, au cours d’un de ses
stages en entreprises, il sera amené, dans ce cas, à différencier dans deux
productions séparées ; le rapport de stage d’une part et le mémoire de son projet
à soutenir devant le jury de soutenance, d’autre part.
2. le stagiaire peut choisir une problématique, pour ses travaux individuels,
complètement indépendante des stages en entreprises. En général, l’équipe
pédagogique propose une liste de thèmes de projet aux stagiaires.
Il est recommandé que la démarche de production du projet de fin de formation, soit
préparée et accompagnée, par l’équipe pédagogique, au fur et à mesure de la
réalisation de la formation.
Dans l’évaluation de la production du stagiaire, il ne s’agit pas de vérifier ses acquis
selon tel ou tel objectif pédagogique, mais de projeter le stagiaire dans une
perspective de production de savoir sur son action ; le stagiaire doit démontrer sa
capacité à produire de manière construite et réfléchie en fonction d’une situation
problématisée s’inscrivant dans l’environnement professionnel du métier qu’il se
prépare à exercer (analyse d’une expérience en entreprise, conception d’un
prototype, proposition d’une solution pour une situation problématique, analyse des
résultats ou des modalités d’application d’une technique, théorie…).
Cette production attendue du stagiaire devrait être accompagnée par une stratégie
pédagogique de préparation et d’orientation des stagiaires dans le choix du sujet des
projets de fin de formation. Cette démarche d’accompagnement et de suivi des
stagiaires dans le processus de production des mémoires, doit être explicitée par le
formateur dans une fiche technique pour chaque stagiaire dont il assure le tutorat,
précisant les critères d’appréciation des productions et d’attribution de la note
correspondante et les modalités de validation de soutenance des projets de fin de
formation

Toutes les notes sont calculées sur une échelle de 20.
La moyenne générale de la première année représente la moyenne pondérée qui constitue
seulement le seuil minimal de passage en deuxième année qui doit être c 10/20. Si cette
moyenne est comprise entre 08/20 et 10/20, le conseil de classe examine la situation des
stagiaires concernés et propose :
✓ soit permettre au stagiaire de passer en deuxième année (rachat) ;
✓ soit autoriser le stagiaire à redoubler (une seule fois durant la durée de la filière de
formation) ;
✓ soit réorienter le stagiaire vers une nouvelle filière (exclusivement en première
année).
Si cette moyenne est inférieure à 08/20, le stagiaire peut être exceptionnellement déclaré
redoublant (une seule fois durant la durée de la filière de formation).

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